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Introduction
Les animaux
de compagnie peuvent être un soutien important dans la vieillesse.
L'estime de soi passe manifestement par la conscience, d'être
utile et nécessaire. Les animaux de compagnie permettent aussi de
satisfaire aux besoins de se soucier de quelqu'un, ou de devoir se
soucier et de prendre des responsabilités. De plus ils empêchent
l'arrivée d'un sentiment de solitude et d'égarement. Il ne s'agit
ici en aucun cas de remplacer le contact avec les personnes par un
animal de compagnie. On essaie plutôt d'éviter qu'ils ne s'isolent
pas, de les garder intéressés, actifs et entreprenants pour
qu'ainsi ils créent et maintiennent plus facilement des contacts
et des relations avec d'autres personnes.
Dans les sondages, les propriétaires d'animaux expliquent encore
et toujours, que leurs animaux leur donnent le sentiment «d'être
utile», «d'être là pour quelque chose», «de ne pas être seul». De
plus un animal permet «de s'oublier soi-même et ses problèmes» et
«de remplir ses loisirs de manière sensée». Tous ces arguments,
dont le sens augmente avec l'âge.

Bases scientifiques
«L'étude des perruches ondulées»
Dans une expérience que l'on peut presque qualifier
de classique, les deux chercheurs anglais Mugford et McKominsky
ont en 1974 doté des personnes âgées et seules de trois formes
différentes «d'aides vivantes» :
- Un groupe a
obtenu la visite régulière d'une travailleuse sociale et un
bégonia, une plante donc.
- Le deuxième
groupe a également obtenu la visite d'une travailleuse sociale,
mais une perruche ondulée, un animal donc.
- Et le
troisième groupe a seulement obtenu la visite d'une travailleuse
sociale.
La comparaison
des trois groupes après une période de 5 mois a rapporté que la
présence d'un animal de compagnie avait eu des effets bienfaisants
sur le psychisme de son propriétaire et sur son comportement
social: peu à peu les personnes du deuxième groupe (et seulement
celles-là) ont ainsi arrêté de se plaindre de leurs infirmités et
de leurs souffrances ou des contrariétés de la vie. Elles
discutent à la place avec d'autres gens de leur nouveau compagnon
d'appartement. L'animal de compagnie n'a pas seulement facilité le
contact avec les prochains, l'estime de soi a été accrue, de même
que la vigueur spirituelle et le contentement général.

Effets positifs divers
Depuis de nombreuses recherches scientifiques ont
été menées dans le monde entier sur les interactions entre la
personne âgée et son animal de compagnie. Celles-ci ont été non
seulement à même de confirmer encore et toujours les résultats de
«l' étude des perruches ondulées», mais en plus de montrer des
effets positifs supplémentaires des animaux de compagnie sur les
personnes âgées:
- Les animaux de
compagnie aident à lutter contre l'apathie et l'absence
d'intérêt. Les personnes âgées commencent à plus s'intéresser
aux événements dans leur entourage.
- Ils aident à
surmonter les événements tristes, en représentant par exemple
une référence vivante à une personne décédée ou en devenant un
nouveau centre d'affection.
- Ils empêchent
ou diminuent l'inattention et la confusion, en agissant comme
une sorte de «donneur de temps» (horloge) et en maintenant un
rythme journalier.
- Des
dépressions peuvent être évitées, car le propriétaire d'un chien
doit s'occuper de quelque chose d'autre que de lui-même et de
ses propres problèmes.
- Les
insuffisances psychiques et physiques peuvent plus facilement
être supportées, lorsqu'un animal de compagnie partage la vie de
quelqu'un.
- Les animaux de
compagnie incitent à une activité physique. Qu'il s'agisse de
jeux avec eux, de les nourrir, les soigner ou de les promener à
l'air libre.
- Les animaux de
compagnie apportent une sécurité surtout chez les personnes
seules. Déjà l'aboiement d'un chien a tendance à éloigner les
visiteurs inopportuns.
- Et non des
moindres: les animaux de compagnie égayent, amènent quelqu'un à
rire, remontent le moral.

Bon pour le corps et
l'esprit
Encouragement du bien-être corporel
Caresser un chien ou un chat abaisse de manière
vérifiable la pression sanguine, le pouls diminue, un état de
détente s'installe. Un animal de compagnie peut aussi prolonger la
vie, comme le prouve une recherche sur le cours de la guérison de
92 patients après un infarctus du myocarde en relation avec leurs
situations sociales. De tous les facteurs considérés la possession
d'un animal de compagnie fut celui qui augmenta de la manière la
plus marquante le chance de survie dans la première année après
l'opération. Des 28 patients sans animaux de compagnie 11 sont
décédés, soit exactement 30% dans la première année, mais des 50
patients avec un animal de compagnie seulement 3 sont décédés,
soit 5%.
Comme les animaux de compagnie diminuent et empêchent des
sentiments d'impuissance et de peur ainsi que des états de tension
et d'excitation, ils réduisent aussi l'apparition d'un large
spectre de maux chroniques, qui peuvent apparaître comme
conséquences de tels états d'esprit. Ils contribuent de manière
inestimable à la santé public. Le Prof. O. Neumann de l'institut
pour le sport et la science sportive de l'université d'Heidelberg
est de l'avis, qu'«une des raisons fondamentales de la déchéance
précoce des personnes âgées se trouve dans la réduction de leurs
habitudes de vie à une présence sans beaucoup de mouvements.» En
particulier la diminution causée par l'âge de la capacité du
système cardio-vasculaire peut être retardée par les promenades
régulières et rapides avec un chien.

Animaux dans un home
Expérience étrangères positives
Sous le titre «Avez-vous déjà prescrit un animal de
compagnie?» le psychologue de Bonne, Prof. Dr. Bergler, pense que
l'espérance de vie des seniors en plus ou moins bonne santé dépend
de manière décisive du niveau de l'impulsion sociale. En
particulier on exige peu des locataires d'une maison de retraite
et ils sont isolés. Cependant les vivants «thérapeutes des
sentiments» à quatre pattes sont refusés la plupart du temps par
les autorités et les responsables de home à cause d'un soucis
excessif d'hygiène et de charge de travail.
Le professeur Erhard Olbrich de l'institut de psychologie de
l'université d'Erlangen confirme et rend attentif sur le fait, que
chez les jeunes gens les aversions envers les personnes âgées,
malades peuvent grandir. Même chez les soignants expérimentés un
«burn-out», soit l'impuissance et l'utilisation de toute
l'énergie, peut apparaître malgré une bonne formation et les
meilleures intentions. Les animaux maintiennent au contraire sans
condition la relation avec les gens et ne succombent pas à leur
propre susceptibilité. Les animaux peuvent permettre de dépasser
des barrières dans les contacts. La personne âgée, poursuit
Olbrich, a besoin d'une contribution émotionnelle, d'un auditeur
et aussi du sentiment, qu'elle peut encore exercer un contrôle et
porte une responsabilité.
C'est pourquoi il n'est pas surprenant que le gérontologue, le
Prof. Dr. H.B. Stähelin de la clinique médicale gériatrique de
l'hôpital cantonal de Bâle, s'exprime pour que les maisons de
retraite soient généreuses, lorsqu'il s'agit de l'autorisation
d'un animal de compagnie. Naturellement une détention adéquate
devrait être fournie. Il attire l'attention sur une clinique en
France, où les animaux servent pour les soins prolongés comme
éléments de stimulation psychique.
En Californie les animaux sont acceptés les bras ouverts dans
toutes les maisons de retraite et les colocations de seniors. Le
Minnesota, le New Jersey et le Massachusetts ont des règlements
semblables. Le professeur Olbrich était enthousiaste sur ses
expériences, qui ont été faites dans un home pour seniors près de
Erlangen. Les animaux dans le home ont fait augmenter en peu de
temps l'attention, le rire, la fréquence des contacts entre
personnes et les sujets de discussion.
Dans une recherche scientifique faite en Australie, dans laquelle
les 60 patients infirmes d'un home de soins avec une moyenne d'âge
de 80 ans et naturellement aussi le personnel soignant ont été
intégrés, les craintes exprimées au départ contre la présence du
chien (aboiement, le chien pourrait être sur le chemin,
dérangements, problèmes de discipline et d'entraînement) ont
complètement disparu en l'espace de
6 mois. Il était assez surprenant, qu'un quart du personnel était
du même d'avis, que le chien aurait diminué la charge de travail.
Aussi au «The Haven», un home de personnes âgées à Kent, où on a
permis aux habitants de prendre leurs animaux de compagnie,
quelque chose de semblable a été constatée. Les animaux de
compagnie ont eux aussi ici un effet positif sur la relation entre
le personnel soignant et les pensionnaires - en plus de la joie,
qu'ils apportent pas seulement à leurs propriétaires, mais aussi
aux autres pensionnaires.
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