Les British Oll'Josy

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Le comportement alimentaire de votre chat

  

L'ancêtre sauvage du chat, le chat ganté africain domestiqué depuis près de 5 000 ans se nourrissait déjà de petites proies : rongeurs de petite taille, insectes, lézards et jeunes oiseaux. Dans les contrées asiatiques, le chat sauvage nommé Chat viverrin ou chat pêcheur se nourrit de poissons qu'il pêche avec sa patte, ses griffes servant d'hameçon.

 

Portrait :

Le chat est un prédateur, carnassier qui passe 25 à 30% de son temps à chasser et se nourrir. Cet habile chasseur recherche ses proies surtout au crépuscule et à l'aurore. Chasseur solitaire, il n'accepte aucun congénère. Seule la mère chatte voulant apprendre à ses petits la technique de la chasse se laisse accompagner.

Les séquences de chasse se succèdent :

  • d'abord la recherche d'une proie,

  • puis l'embuscade ou affût,

  • la poursuite,

  • le saut final de mise à mort par bris du rachis,

  • et enfin le dépeçage de la proie.

Pour chasser il utilise ses sens très développés :

  • Sa vue lui permet de voir les proies en pénombre, surtout lorsqu'elles sont en mouvement, grâce à de nombreux bâtonnets (cellules sensorielles de la rétine pour la vision de nuit avec les cônes pour la vision de jour) et un tapis réfléchissant du fond de l'oeil.

  • Son ouïe, très fine est sensible aux sons aigus et aux ultrasons (entend le moindre déplacement dans l’herbe et le cri des petits rongeurs).

  • Son goût et son odorat développés dès la naissance jouent un rôle important dans la quête d'aliments.

Goût et odorat sont solidaires puisque les félins possèdent dans le palais, une cavité nommée organe de Jakobson ou voméronasal qui leur permet de "goûter" les odeurs diffuses dans l'air. La grimace produite à ce moment est appelée "réaction de Flehmen".

Et notre chat actuel ?

Il se nourrit toujours à la manière de ses ancêtres lorsqu'il est libre ou sauvage. Opportuniste, il mange ce qu'il trouve.

Notre chat familier, lui, a bien changé ses habitudes car l'homme moderne recherche la facilité pour l'alimenter et trouve des aliments tout prêts et bien équilibrés : pâtés ou morceaux en gelée ou encore cuisinés en boîte, en barquettes ou croquettes sèches diverses. Cela n'empêche pas notre petit félin de chasser : attention à votre poisson rouge !

Des études ont montré que la chatte pouvait influencer ses chatons, par imitation, entre la 5ème et la 7ème semaine quant à leurs préférences alimentaires. L'alimentation de la chatte gestante pourrait aussi jouer sur les goûts du chaton.

Si l'éleveur varie les mets en période de sevrage, le chaton supportera toute sorte d'aliments, et ne sera pas un adulte difficile à nourrir.

Les chats sont méfiants et sélectifs face à un nouvel aliment. Fins gourmets ils aiment changer de menus. Certains supportent la monotonie quelque temps, puis se lassent. Ils savent signifier à leur maître quelles sont leurs préférences. Notre " minou " serait capable de refuser toute nourriture, même au péril de sa vie, s'il n'aime pas un aliment. Chaque chat a ses propres préférences alimentaires, c'est à vous de les déceler. Il est donc nécessaire de varier ses aliments mais faites très attention : Le chocolat (cacao) et les oignons sont des poisons pour son organisme.

Il est déconseillé de changer brutalement l'alimentation du chat, c'est-à-dire de passer d'une nourriture humide aux croquettes sous peine de problèmes intestinaux (et vice-versa) : afin de l'habituer à un nouvel aliment, introduisez une petite quantité dans sa pâtée habituelle puis augmentez-la progressivement. Le mieux est de lui présenter diverses sortes d'aliments dès le début.

Notre chat est très délicat. Il a une prédilection pour la vaisselle en verre ou porcelaine, toujours bien propre, et ne supporte pas tous les produits à vaisselle. Des fantaisistes ne veulent pas certaines couleurs pour leur assiette, d'autres préfèrent l'avoir à droite d'autres à gauche de leur bol d'eau. Il a horreur de manger près de sa litière. Comme on le comprend !

Comme nous l'avons vu, le chat est un " grignoteur ". Il aime manger des petites quantités mais très souvent avec une tendance très marquée pour la nuit. Chaque prise est minime.

Ses habitudes horaires et alimentaires se plient à celles des humains. En général, les chats privilégient les aliments en morceaux qui sont à température environnante ou 38° (celle de ses proies). Il semble bon de distribuer la nourriture en libre service. Si le maître est présent, il pourra lui donner des petits " en-cas " à chacun de ses passages. Mais attention de bien respecter la ration journalière car certains boulimiques, chattes stérilisées ou matous castrés ne sauront pas s'arrêter ! Le chat très proche de ses maîtres aime à les imiter. C'est ainsi que certains chats se mettent à table avec leur maître, prennent leur alimentation avec la patte pour la porter à leur gueule, d'autres se couchent le long de leur écuelle et mangent avec la patte.

Le chat fait aussi une consommation modérée d'eau. Tout comme pour le solide, il aimera boire de nombreuses fois. Il lape de petites quantités ici et là. Là encore, il montre ses préférences pour certaines eaux, et dédaignera celle qui est trop chaude, trop glacée ou trop chlorée... Il est important qu'il ait à demeure un bol d'eau renouvelée fréquemment surtout s'il est nourri aux croquettes. Le chat qui a son eau proche de sa gamelle de nourriture préfère aller boire l'eau de la cuvette du chien. Allez savoir pourquoi ? Les chats adorent consommer certaines plantes, entre autres la cataire appelée communément " menthe à chat " ou " herbe à chat ". Baby adorait se frotter contre la menthe plantée dans le jardin par notre fille et en croquer les feuilles. Nos petits félidés raffolent de certains végétaux comme la valériane, l'olivier, le thym... Si vous vivez en appartement, votre animal sera ravi que vous mettiez un pot de cataire sur votre balcon ou dans un coin de l'appartement. Parfois le chat préfère vos plantes vertes mais il faut se montrer vigilant car certaines comme le dieffenbachia, philodendron, amaryllis, muguet, yucca, ficus, jacinthe, tulipe, jonquille, narcisse, lis, rhododendron, bégonia, laurier-rose et bien d'autres sont toxiques.

Nous savons que psychologiquement la relation à la nourriture dépend de notre affect (cas des anorexies), de notre environnement et de notre état de santé. Il en va de même pour votre chat : Pour apprivoiser un animal, il suffit d'utiliser la nourriture pour diminuer sa distance de fuite et commencer de tisser un lien avec lui.

La manière dont le chat se nourrit est donc
un " baromètre " pour son maître

Lorsqu'il refuse sa nourriture plus de 2 à 3 jours, il faut se poser différentes questions :

  • Mon chat a-t-il la nourriture qui lui convient ?

  • Son odorat fonctionne-t-il bien ?

  • N'est-il pas malade ?

  • N'a-t-il pas subi un stress lors de la dernière ingestion d'aliments ?

  • N'a-t-il pas été stressé par un changement dans son environnement ? Arrivée ou absence d'un autre chat, d'un autre humain, déménagement, changements dans l'appartement... ? Disputes familiales. Grands bruits inhabituels.

  • Ma relation avec mon chat n'est-elle pas excessive ?

  • A-t-il été bien sevré ?

Autour de la nourriture, de nombreux comportements anormaux peuvent apparaître :

  • Le pica : chat qui dévore tout ce qui se présente même les objets non ingérables,

  • La boulimie,

  • L'anorexie : refus de s'alimenter,

  • La polydipsie : consommation excessive d'eau,

  • Le téteur de laine ou mangeur de tissus.

Un chat " bien dans sa peau de chat " qui dépense son énergie, qui lie une relation harmonieuse avec son maître s'alimente de façon normale et satisfaisante.

 

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