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Le dégriffage des chats aux
États-Unis, au Canada et en France, les pays les plus zoophiles au
monde, est routinier. Grâce à des prix compétitifs, certaines cliniques,
qui ont fait des mutilations de convention une spécialité, attirent une
clientèle nombreuse.
Enlever les griffes à un chat, à un
tigre ou à un lapin, consiste à amputer au niveau de l’articulation
l’équivalent, chez les humains, de la portion la plus distale des doigts
et des orteils (on enlève la dernière phalange).
Les effets de cette mutilation sur
le bien-être des victimes sont très controversés.
Les chats deviennent parfois, à la
suite du dégriffage, plus agressifs et malpropres. Chez les chats
adultes, cette mutilation provoque un traumatisme psychique indéniable.
On ne sait pas si ces effets sont dus à l’amputation en tant que telle
ou s’il s’agit de séquelles de l’intervention.
En l’absence de griffes, le chat se
trouve sans défense et ses mouvements sont gênés par l’amputation du
dernier segment des doigts et des orteils. L’appui du membre ne se fait
plus sur le bout de la dernière phalange, mais sur le bout de la
phalange précédente qui n’a pas cette fonction anatomique.
Toute l’angulation des membres et
la biodynamique du corps est transformée par cette mutilation qui
accroît en outre la tension des tendons, des ligaments et des muscles.
Les névralgies chroniques et les douleurs fantômes (il n’y a aucune
raison de croire qu’elles n’existent pas chez les animaux) sont
courantes, ainsi que les complications (infections, etc.) à la suite de
la chirurgie.
En conséquence, ces bêtes
(surtout les animaux obèses, et ils sont nombreux) souffrent pour le
reste de leur vie. |