Les British Oll'Josy

[Fermer la fenêtre]

 

La maladie PIF

Cet article ne tient pas lieu de référence médicale ;
il est la compilation simplifiée des informations diffusées sur la PIF et les coronavirus.
Ceci pour une première lecture dégrossie et si possible compréhensive sur le sujet PIF.

La Péritonite Infectieuse Féline chez le chat

  

La PIF est une maladie fatale mais fort heureusement assez rare !

Que savons-nous de cette maladie PIF ?

La Péritonite Infectieuse Féline (PIF) est une maladie grave et mortelle due à l'infection par un Coronavirus.

Cette maladie pose encore de nombreuses interrogations. Le virus responsable de la PIF appartient à la famille des Coronaviridae (coronavirus félins). Il en existe de plusieurs sortes. Celle-ci rassemble des virus peu nocifs, à tropisme digestif (CoEF), et d'autres très virulents, agents de la péritonite infectieuses féline (CoPIF). Ce dernier résulte en fait d'une mutation du virus banal (CoEF) lors de sa multiplication au niveau de la muqueuse intestinale.

Quels sont les symptômes de cette maladie ?

La PIF peut présenter deux formes principales :

  1. La forme humide avec formation d'épanchements liquidiens : les cavités naturelles de l'organisme du chat se remplissent d'un liquide produit par ses propres cellules du système de défense immunitaire.
    Ce liquide qui peut remplir l'abdomen, le thorax, ou les deux organes, est une gêne dans leur fonctionnement :

- Gêne respiratoire si le liquide est présent dans le thorax,
- Problèmes digestifs si le liquide se situe dans l'abdomen.

  1. La forme sèche qui peut atteindre n'importe quel organe (souvent plusieurs en même temps). Il y a alors défaillance des organes atteints. Pour le foie on notera par exemple une jaunisse, des troubles digestifs...

La PIF est-elle contagieuse ?

La PIF ne se transmet que de félin à félin. Elle n'est pas transmissible à l'homme et aux autres animaux. La PIF se transmet par contact étroit entre chats, les selles étant la première source d'infection. Une transmission "in utero" (de la mère au chaton) est possible mais pas encore prouvée.

Existe-t-il des tests de dépistage de la PIF ?

Non : aujourd'hui aucun test n'est en mesure de poser un diagnostic de PIF.

Tous les "tests coronavirus" appelés à tort "test PIF" réagissent de la même façon aux différents types de coronavirus (qu'ils soient mutant PIF ou non).

Existe-t-il d'autres sortes de tests relatifs à la PIF ?

Oui : ce sont les "tests coronavirus" qui permettent alors de supporter l'intérêt d'une suspicion ou non de la PIF au regard de leurs résultats en laboratoire en complément de l'examen clinique du chat.

Ils sont de deux types, soit par prise de sang (par électrophorèse des protéines, par titrage des anticorps, ...) ou sur prélèvement par écouvillon rectal/échantillon des selles afin d'évaluer si le chat est porteur coronavirus, s'il excrète et à quelle hauteur.

Comment interpréter un test ... positif ou négatif ?

Si le chat a été en contact avec n'importe quelle forme de coronavirus, son système immunitaire produira des anticorps. Le test ne fait pas de différence entre les anticorps de la PIF, de l’ECVF ou tout autre coronavirus. Un test positif indique simplement que le chat a créé des anticorps à une forme de coronavirus.

Pour compliquer encore plus, il n'y a pas de test uniforme. Il est impossible de comparer les tests de deux laboratoires. Sur 30% des tests il y a des faux positifs.

Exemple : Un vaccin récent peut donner un résultat positif.

Pourquoi des coronavirus ?

Tous les chats sont confrontés durant leur vie à la présence de différents coronavirus (Il existe un vaste groupe de virus). Leur présence ou apparition peut survenir suite à un stress, à une vaccination, à une maladie, à une diarrhée etc. ...

Quelle est donc l'immunité ?

L'immunité est l'ensemble des défenses permettant, à l'homme comme à l'animal, d'éliminer les corps étrangers susceptibles de les agresser. Cela met en jeu des cellules et des molécules dont les plus connues sont les anticorps. Les défenses acquises sont spécifiques d'une maladie.

Et dans les élevages félins ?

Dans les collectivités et élevages félins, tout nouvel arrivant (nouveau chat) se doit de supporter une période d'observation par une mise en quarantaine et les tests appropriés afin d'en établir dès le départ sa fiche sanitaire (FIV, FeLV, Coronavirus, Herpes, etc.). Par la suite, et afin d'éradiquer le début ou une éventuelle contagion, les tests et examens cliniques seront les outils majeurs d'anticipation et de contrôle.

Dans tous les cas, hygiène et mesures sanitaires primeront.

L'éleveur félin est-il en mesure de nous renseigner sur la PIF ?

Oui : ce n'est pas un sujet nouveau pour lui, bien au contraire. La PIF est le centre des débats et avancées scientifiques du milieu félin depuis de nombreuses années. Ainsi l'éleveur est à même de connaître les dernières avancées et nombreux sont les éleveurs qui communiquent sur cette douloureuse question de la PIF.

Quelles mesures sanitaires adopter ?

La première et certainement la plus importante chez le chat : éviter le stress !

Qui hélas ne pourra pas toujours être sous contrôle. Il faut savoir qu'une maladie, visite à l'extérieur de son environnement, changement de comportement des membres de sa famille, etc., sont des sources de stress chez le chat.

Veiller à ce que le chat soit à jour de ses vaccins et correctement vacciné : le vaccin Leucose sera aussi intégré dans son programme de vaccination.

Maintenir une hygiène respectable et utiliser des désinfectants pour tout matériel en rapport ou en contact avec l'animal/les animaux. Ces produits sont nombreux et facilement accessibles sur le marché.

Le bac à litière (ou la boîte à litière) doit être propre et lavée, désinfectée à chaque retrait / renouvellement de la litière.

Une alimentation adaptée et de bonne qualité (ne négligeons plus l'apport de produits frais de temps en temps). Sans négliger les gamelles de repas propres et l'eau fraîche renouvelée.

Un bilan de santé se doit d'être pratiqué tous les ans chez son vétérinaire traitant (lors du rappel de vaccination par exemple).

Comment diagnostiquer la maladie PIF ?

Sur un animal malade suspect d'une PIF (forme humide ou sèche), le diagnostic se veut d'abord clinique avec une confirmation sérologique secondaire.

En effet, seul le vétérinaire peut interpréter les résultats des tests fournis par le laboratoire, en fonction de l'examen clinique qu'il aura réalisé sur le chat et de sa connaissance précise des conditions de vie de celui-ci. Il faut savoir que pour suspecter un cas de PIF l'association de plusieurs signes cliniques s'imposeront dans la majorité des cas. Le cas échéant, l'autopsie pratiqué sur le chat décédé saura à même de confirmer un tel diagnostic.

Existe-t-il un vaccin contre la PIF en France ?

Il n'existe aucun vaccin disponible en France. Tout comme il n'existe aucun test de dépistage de la PIF, seuls les tests actuels permettent de révéler la présence de coronavirus.

J'aimerais en savoir bien plus, où me documenter ?

Voici un lien principal, mais il y en a d'autres, qui traite le sujet :

http://www.dr-addie.com/French/indexfr.htm

 

 

Conclusion :

La PIF est une maladie à l'issue fatale mais fort heureusement elle reste rare (3% à + 10% de cas). Il n'existe aucun vaccin disponible en France. La PIF n'est pas contagieuse pour l'homme mais seulement de félin à félin, les selles étant la première source d'infection.

Même si l'avancée des tests permet un suivi plus juste sur la présence et/ou la propagation des anticorps, il n'existe pas aujourd'hui de test capable de révéler ceux de la maladie PIF.

Il faut savoir que la maladie PIF peut effectivement se suspecter par l'association de différents signes cliniques diagnostiqués par le vétérinaire traitant et dont le "test coronavirus" (appelé à tort "test PIF") pourrait permettre d'appuyer une telle suspicion. La lecture d'un test à lui seul ne permet aucune interprétation si ce n'est que le chat est porteur d'anticorps de coronavirus sans plus de distinction.

Dans la majorité des cas, seule l'autopsie du chat décédé pourra permettre d'en affirmer le diagnostic.

Si les tests ne peuvent être fiables à 100% ils n'en sont pas pour autant dénués d'intérêt. Ils permettent également aux collectivités et éleveurs d'être munis d'outils de contrôle ce qui favorise toute anticipation de début ou éventuelle contamination au coronavirus.

Des mesures d'hygiènes sont à respecter, que ce soit chez un particulier ou dans une collectivité, un élevage. L'utilisation de produits désinfectants (nombreux sur le marché) aident à l'entretien quotidien de tout matériel en rapport et/ou en contact avec les animaux.

Un bilan de santé chez le vétérinaire, lors du rappel de vaccination par exemple, est dans tous les cas de figures (que le chat soit malade ou non) recommandé.

 

© Jocelyne Caudullo des British Oll'Josy - Le 9 mars 2004

Source :
Cet article ne tient pas lieu de référence médicale ; il est la compilation simplifiée des informations diffusées sur la PIF et les coronavirus.

Si vous souhaitez faire un lien sur cette page, vous pouvez m'écrire à :

olljosy@wanadoo.fr

 

Les British Oll'Josy

[Fermer la fenêtre]